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Vers la salarisation des médecins : une solution audacieuse pour réduire les dépenses de santé ?
Salarisation des médecins en 2025 : un levier crédible pour contenir l’escalade des coûts
Les dépenses de santé suisses frôlent les 100 milliards de francs, un palier symbolique qui questionne l’efficacité du paiement à l’acte. Dans ce modèle, chaque consultation et chaque geste donnent lieu à une facture, ce qui peut mécaniquement encourager la multiplication des actes. L’idée de salariser les médecins refait surface avec force, portée notamment par la proposition d’un salaire de base à 250 000 CHF, évolutif selon les responsabilités et les spécialités.
Cette piste heurte la culture libérale de la profession, tout en séduisant une génération qui souhaite soigner sans passer ses soirées à justifier des traitements auprès des assureurs. Le débat n’est pas théorique : il touche aux incitations, au temps clinique disponible et à la capacité à planifier l’accès aux soins. En toile de fond, la hausse estimée des primes pour 2026 autour de 4% pousse à des réponses structurelles, pas uniquement à des coupes ponctuelles.
En France, la régulation passe par l’ONDAM, avec un plan annoncé de 1,7 milliard d’économies pour 2025. Une partie des revalorisations de 2024 (consultation de médecine générale à 30 €) compense l’inflation plutôt qu’elle ne transforme les incitations. D’où l’intérêt, ici comme là-bas, pour des modèles où l’on rémunère davantage la coordination et les résultats de santé.
Paiement à l’acte vs salariat : quelles incitations sur l’activité et la prévention
Dans la rémunération à l’acte, l’activité nourrit le revenu, ce qui peut allonger les files d’attente pour des motifs mineurs et fragmenter la prise en charge. Avec le salariat, le revenu devient prévisible, permettant de dégager des plages pour la prévention, l’éducation thérapeutique ou la coordination avec les infirmiers. Le risque inverse existe toutefois : si l’organisation n’est pas conçue pour valoriser l’efficience, la productivité peut baisser et les délais s’allonger.
Des garde-fous existent : indicateurs de qualité, primes d’équipe, passage de certains actes à des protocoles infirmiers, télésuivi pour les maladies chroniques. Le débat est moins un choix binaire qu’une question de design du système. Les centres de santé, les cliniques publiques et certains réseaux privés expérimentent déjà des formes hybrides.
- 🧭 Changer l’incitation principale : volume d’actes vs résultats pour les patients.
- 🩺 Réallouer du temps médical vers la prévention, la coordination et la qualité.
- 🤝 Introduire des bonus collectifs liés à des indicateurs clairs (admissions évitables, délais, satisfaction).
- 💡 Outiller la pratique avec du télésuivi et des protocoles infirmiers validés.
- ⚖️ Éviter la sous-activité par des objectifs d’efficience négociés.
| 🧩 Modèle | 🎯 Incitation dominante | 🕒 Temps pour prévention | 📉 Risque de sur/sous-soins | 🤖 Outils compatibles |
|---|---|---|---|---|
| À l’acte | Volume et complexité 🧾 | Faible ⏳ | Sur-soins potentiels 📈 | Téléconsultation, e-prescription 💻 |
| Salariat pur | Mission de service public 🏥 | Élevé 🕰️ | Sous-activité possible 📉 | Suivi populationnel, registres 👥 |
| Mixte (salaire + prime qualité) | Qualité et accès ⚖️ | Équilibré 🔄 | Risque modulé ✅ | Tableaux de bord MedExcellence 📊 |
| Capitation (par patient) | Prévention et continuité 🌱 | Élevé 🧭 | Sous-soins si non régulé 🚧 | Stratification du risque 🧠 |
La salarisation ne « résout » pas tout ; elle reparamètre le système pour rendre la prévention et la coordination enfin attractives.
Exemples concrets en Suisse, France et Québec : ce que révèle l’expérience
Sur le terrain suisse, les HUG et le CHUV indiquent des échelles salariales où les médecins-cadres ne dépassent pas 300 000 CHF hors variables (gardes, astreintes). Ces chiffres montrent qu’un salaire compétitif peut s’aligner sur des pratiques hospitalières tout en restant attractif. La proposition à 250 000 CHF sert d’ancrage pour l’ambulatoire, à adapter aux spécialités et à la charge clinique.
Le Dr Alain Vonlaufen défend la liberté d’entreprendre et met en garde contre une « médecine à deux vitesses » observée dans certains modèles publics à l’étranger. Cette critique pointe une condition sine qua non : assurer des délai d’accès compatibles avec les besoins et éviter que les patients solvables ne s’échappent vers des circuits privés, créant un système dual.
À l’inverse, des collectifs de médecins en France plaident pour une régulation des installations en secteur 2 afin de réaligner l’offre sur les besoins. En Île-de-France, un vote régional en 2023 a ouvert la voie à l’expérimentation du salariat comme outil contre la désertification. L’idée n’est pas de bureaucratiser la médecine, mais d’offrir des postes stables là où l’implantation libérale est fragile.
Leçons d’initiatives locales : CliniqueSolidaire et CareCollectif
Un scénario pilote imagé, CliniqueSolidaire, regroupe des généralistes salarisés avec des infirmières de pratique avancée. Les médecins reçoivent un fixe et une prime d’équipe liée à la réduction des admissions évitables. Le réseau CareCollectif aligne les agendas sur les pics de demande pour absorber les urgences non vitales en journée.
Comparativement, au Québec, l’équilibre public/privé fait débat. Là où l’accès public se tend, le privé capte une partie de la demande, nourrissant la crainte d’une médecine duale. La leçon : la gouvernance et les indicateurs d’accès sont déterminants, plus que le mode de paiement seul.
- 🧪 Tester des primes qualité d’équipe plutôt qu’individuelles.
- 🗺️ Prioriser l’implantation dans les zones sous-denses avec des maisons de santé.
- 🧑⚕️ Intégrer des infirmiers spécialisés pour le suivi chronique.
- 🕰️ Étendre les horaires pour réduire les passages aux urgences.
- 🔍 Publier des indicateurs d’accès simples : délais, taux de réadmission.
| 🏢 Organisation | 💼 Statut des médecins | 🕑 Délais moyens | 🧯 Urgences évitables | 🏆 Mécanismes de qualité |
|---|---|---|---|---|
| Hôpital public CH | Salarisés 👔 | Moyens ⏳ | Modérés 🧯 | Audits internes, indicateurs publics 📈 |
| Centre de santé (FR) | Salarisés + primes ⚖️ | Courts ⏱️ | Faibles ✅ | Contrats d’objectifs, score qualité ⭐ |
| Cabinet libéral | À l’acte 📄 | Variables 🔀 | Variables 🔁 | Auto-régulation, conventionnement 🤝 |
| CliniqueSolidaire (pilote) | Salariat mixte + équipe 🤝 | Réduits ➖ | Réduits ➖ | Tableau de bord MedExcellence 📊 |
Dans chaque configuration, l’important est de publier les résultats et d’ajuster la gouvernance : c’est ce qui transforme une intention en accès réel.
Les vidéos de débats publics éclairent les compromis à consentir et les points de vigilance sur la qualité.
Accès, délais et qualité : quels gains concrets pour les patients grâce au salariat
Le premier bénéfice attendu touche l’accès. En planifiant la capacité (plages sans rendez-vous, vacations en soirée) et en déléguant certains suivis aux infirmiers, les équipes salariales peuvent lisser les pics de demande. Les « Point Santé » de Genève testent des consultations infirmières de 45 minutes, sans franchise ni quote-part, utiles aux revenus modestes et aux patients sans rendez-vous rapide chez leur généraliste.
Le financement par la caisse dans ce pilote, sans hausse de prime pour 22 500 assurés, illustre la possibilité de prendre en charge autrement les besoins récurrents. Le triage infirmier structuré libère des créneaux médicaux pour les cas complexes et réduit le recours aux urgences pour des motifs bénins. La salarisation encourage ce maillage car le temps de coordination devient « rentable » pour l’équipe.
De SoinsAccess à ÉquiSoins : organiser la continuité
Des réseaux imaginés comme SoinsAccess ou ÉquiSoins soutiennent une logique simple : priorité aux premières consultations rapides et aux patients fragiles, puis suivi programmé avec infirmières de pratique avancée. Les médecins interviennent à haute valeur ajoutée, avec supervision et protocoles validés. Ce modèle allège la charge cognitive et stabilise les files d’attente.
La dimension humaine reste centrale : plus de temps pour l’éducation thérapeutique, écoute prolongée et plan d’action écrit. L’effet est mesurable sur l’adhésion aux traitements, la satisfaction et la prévention des décompensations. En arrière-plan, des outils type SantéÉquilibre soutiennent l’auto-surveillance entre deux visites.
- ⚡ Délais raccourcis pour les premières demandes sensibles (grossesse, pédiatrie, santé mentale).
- 🌿 Plus de prévention grâce à des consultations longues et ciblées.
- 📉 Moins d’hospitalisations évitables via un suivi proactif des chroniques.
- 🧑🤝🧑 Meilleure expérience patient par la stabilité des équipes.
- 🔁 Continuité renforcée entre hôpital, ville et domicile.
| 📌 Indicateur | ⏮️ Avant (modèle à l’acte) | ⏭️ Après (équipe salariale) | 💬 Commentaire |
|---|---|---|---|
| Délai premier RDV | 10-15 j 📆 | 24-72 h ⏱️ | Créneaux réservés « primo » |
| Réadmissions 30 j | 8-10% 🚑 | 5-7% 📉 | Télésuivi post-hospitalisation |
| Durée consult. infirmière | — | 45 min ⏳ | Temps éducatif utile |
| Satisfaction patient | 3,8/5 🙂 | 4,4/5 😀 | Réponses rapides + pédagogie |
En bref, la salarisation peut devenir un catalyseur d’accès et de qualité si elle s’adosse à des protocoles infirmiers solides et des outils numériques utiles.
Combien et comment payer un médecin salarié : scénarios budgétaires, garde-fous et indicateurs
Proposer un fixe à 250 000 CHF suppose de clarifier la charge clinique, les astreintes et la valorisation des tâches non cliniques (formation, coordination). L’idéal n’est pas un salaire « sec », mais un mix associant fixe, prime d’équipe qualité/accès et un petit volet individuel lié à la pertinence des prescriptions. Ainsi, la motivation à bien faire reste tangible sans réintroduire une course au volume.
La question budgétaire se traite à l’échelle d’un centre : combien coûte une équipe de 10 médecins et 15 infirmiers si l’objectif est d’absorber X consultations par an avec une part de prévention programmée ? La comparaison avec le paiement à l’acte n’est pas qu’une addition : il faut compter les économies d’urgences évitables, de réhospitalisations et de prescriptions mieux ciblées.
Indicateurs MedExcellence et clauses de qualité
Un tableau de bord type MedExcellence peut regrouper : délais d’accès, admissions évitables, satisfaction, indicateurs de prévention (vaccinations, dépistages), adéquation des antibiotiques. Les clauses doivent inclure l’équité (sans sélection des patients) et des revues de cas trimestrielles. Côté gouvernance, l’association avec des représentants d’usagers renforce la confiance.
Le contexte français donne un repère : maîtriser les dépenses « inutiles » via la maîtrise médicalisée protège l’ONDAM tout en évitant d’attaquer la qualité nécessaire. Transposé à la Suisse, l’esprit est identique : financer mieux ce qui évite des complications coûteuses, plutôt que de rogner en aveugle.
- 📊 Prime d’équipe indexée sur 5 indicateurs publics simples.
- 🧭 Objectifs d’accès négociés (24-72 h selon motif).
- 🧑⚕️ Protocoles infirmiers validés pour les pathologies fréquentes.
- 🔒 Clauses anti-sélection et audits externes annuels.
- 🌐 Télésuivi intégré pour les chroniques (diabète, BPCO, insuffisance cardiaque).
| 🧮 Scénario | 👨⚕️ 10 médecins (fixe) | 🧑⚕️ 15 infirmiers | 🧾 Coûts annuels estimés | 🧯 Économies potentielles |
|---|---|---|---|---|
| A. Salariat + prime qualité | 2,5 M CHF 💶 | 1,5 M CHF 💶 | ~4,5 M CHF | Admissions évitables -20% 📉 |
| B. À l’acte (référence) | Variables 📄 | Variables 📄 | ~4,2–5,0 M CHF | Peu de prévention structurée 🐢 |
| C. Mix capitation | 2,2 M CHF 💶 | 1,6 M CHF 💶 | ~4,3 M CHF | Prévention + coordination 🌱 |
Les fourchettes évoluent selon les charges, mais la clé reste l’effet-structure sur les admissions et les prescriptions : c’est là que se nichent les économies pérennes.
Au-delà du salariat : infirmiers, pharmacies et achats transfrontaliers pour alléger la facture
La salarisation a plus d’impact lorsqu’elle s’articule avec trois leviers complémentaires. Premier levier : rôle accru des infirmiers dans le suivi au domicile et en EMS, comme testé à Genève avec un financement par la caisse sans hausse des primes pour un réseau de 22 500 assurés. Deuxième levier : promouvoir les génériques et la dispensation coordonnée avec les pharmaciens. Troisième levier : ouvrir la concurrence sur les médicaments et certains dispositifs, y compris à l’étranger quand c’est moins cher.
La proposition d’autoriser le remboursement de médicaments au tarif français, et même certaines consultations en France (environ 30 € contre 110 CHF à Genève pour 20 minutes), vise à injecter de la pression concurrentielle. Bien encadrée, cette mesure pourrait soulager les primes sans dégrader la qualité, surtout pour des actes standardisés et des médicaments équivalents.
Conseils pratiques pour les usagers : payer moins sans renoncer à la qualité
Des programmes comme MediSalarie, SalarSanté et MediSolidarité peuvent baliser le parcours en listant les points de soins à horaires élargis, les options sans franchise pour l’infirmier, et les pharmacies affichant les prix des génériques. Pour un public élargi, une rubrique SantéPlus sur les sites d’assureurs expliquerait comment comparer les réseaux et les temps d’accès en quelques clics.
Pour illustrer, Sami, 52 ans, diabétique, obtient un RDV sous 48h grâce à un créneau SoinsAccess. Une infirmière ajuste le plan d’autosurveillance, tandis qu’un médecin supervise à distance et valide le traitement. Résultat : moins d’hypoglycémies, moins de stress, moins d’urgences. Un enchaînement simple qui coûte aussi moins au système.
- 💊 Demander le générique équivalent quand il existe.
- 🕒 Utiliser des centres à horaires étendus pour éviter l’urgence non vitale.
- 🌍 Vérifier si certains médicaments sont remboursés au tarif frontalier.
- 📱 Activer le télésuivi proposé par le centre : alertes et RDV plus rapides.
- 🤝 Privilégier les réseaux coordonnés type CareCollectif pour un parcours clair.
| 🧪 Prestation | 🇨🇭 Suisse (indicatif) | 🇫🇷 France (indicatif) | 💡 Opportunité d’économie | 🛡️ Conditions qualité |
|---|---|---|---|---|
| Consultation MG | 110 CHF / 20 min 💸 | 30 € (≈28 CHF) ⏱️ | Élevée 📉 | Reconnaissance mutuelle, standards 🔒 |
| Médicament générique | Prix élevé relatif 💊 | Prix plus bas 💶 | Moyenne à forte 📉 | Équivalence stricte, traçabilité ✅ |
| Dispositif médical | Tarif suisse 🧰 | Tarif UE 🧰 | Variable 🔄 | Certification CE, suivi lot 📦 |
Ces leviers, combinés à la salarisation, mettent les équipes en capacité de soigner mieux, plus vite et à coût soutenable, dans un esprit d’ÉquiSoins.
Gouvernance, territoires et acceptabilité : transformer l’essai sans casser la dynamique médicale
La salarisation devra s’implanter d’abord là où le besoin est le plus criant : zones sous-denses, quartiers populaires, régions touristiques en tension saisonnière. La Cour des comptes en France recommande d’augmenter l’accueil en stage des étudiants et internes dans ces territoires, car l’ancrage se construit tôt. Côté suisse, des maisons de santé pluridisciplinaires offrent un cadre propice à l’exercice collectif.
Pour maintenir l’adhésion des médecins, les projets doivent préserver l’autonomie clinique et faire place à l’initiative. L’entrepreneuriat médical n’est pas incompatible : des modèles « intrapreneuriaux » au sein de structures salariales peuvent financer des innovations de parcours, avec une prime de partage d’économies si les résultats suivent.
Acceptabilité sociale : transparence, équité et trajectoires de carrière
La transparence sur les salaires, sans exposition individuelle, apaise les fantasmes. Communiquer des échelles, des primes et des indicateurs de qualité renforce la confiance. Côté patients, afficher les délais moyens, les horaires et les plages d’accès rapide rend le système lisible. Les trajectoires de carrière doivent inclure la formation, la recherche et la supervision des équipes paramédicales.
Une charte type MediSolidarité pourrait regrouper ces engagements : équité, non-discrimination, qualité publiée, coordination avec l’hôpital. Le tout soutenu par un fonds d’investissement « SantéPlus » dédié aux équipements des centres (télésuivi, outils de données anonymisées) et à la formation continue.
- 🏘️ Cibler les déserts médicaux en priorité avec des postes attractifs.
- 🧑🎓 Renforcer les stages en zones sous-denses pour fidéliser les jeunes.
- 🪜 Offrir des parcours clairs : clinique, coordination, recherche.
- 🪪 Publier des indicateurs simples d’accès et de qualité par site.
- 🤲 Garantir la non-sélection des patients, avec audit externe.
| 🧱 Pilier | 🎯 Objectif | 🛠️ Outil | 📊 Indicateur public | 🏅 Bonus d’équipe |
|---|---|---|---|---|
| Accès | RDV < 72 h ⏱️ | Plages « primo » | Délai médian 📆 | Oui ✅ |
| Qualité | Admissions évitables -20% 📉 | Suivi post-sortie | Taux 30 j 🚑 | Oui ✅ |
| Équité | Zero refus 💬 | Charte accueil | Plafond refus 🧾 | Conditionnant 🧷 |
| Prévention | Couverture +15% 🌿 | Campagnes ciblées | Taux vaccins 🔬 | Oui ✅ |
La réussite passera par une gouvernance claire et des règles du jeu qui donnent envie aux équipes de s’engager dans la durée.
En quoi la salarisation diffère-t-elle du paiement à l’acte pour un médecin ?
Le paiement à l’acte rémunère chaque consultation et chaque geste, ce qui valorise le volume. La salarisation verse un revenu fixe, complété de primes d’équipe liées à des objectifs de qualité et d’accès. L’incitation se déplace de la quantité vers la pertinence et la coordination des soins.
La qualité des soins risque-t-elle de baisser avec un salaire fixe ?
Non si la structure intègre des garde-fous : indicateurs publics (délais, admissions évitables), revues de cas, protocoles infirmiers validés, et primes d’équipe indexées sur les résultats. Un mauvais design pourrait freiner l’activité ; un bon design récompense l’efficience.
Qu’est-ce que cela change pour un patient au quotidien ?
Des délais plus courts pour un premier rendez-vous, des consultations infirmières longues pour l’éducation thérapeutique, un télésuivi entre les visites et un parcours plus fluide entre hôpital, ville et domicile. L’objectif est un accès plus simple et une prise en charge continue.
Comment éviter une médecine à deux vitesses ?
En garantissant la transparence des délais, des clauses anti-sélection, des horaires étendus et un financement des consultations infirmières sans franchise pour les revenus modestes. La publication d’indicateurs par site limite le risque de dérive.
Où commencer l’expérimentation ?
Dans les zones sous-denses ou en tension forte, avec des maisons de santé pluridisciplinaires. Le salariat peut y stabiliser l’offre, former les jeunes et structurer la coordination avec l’hôpital, tout en mesurant publiquement les résultats.
Sophie explore le lien fascinant entre alimentation, hormones et équilibre mental. Elle aime fouiller les dernières études, interroger des experts, et traduire la science en gestes simples du quotidien. Son credo : comprendre avant d’appliquer.
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Lydia Craver
13 novembre 2025 at 23h25
La salarisation semble équilibrer l’accès et l’efficience.
Elior Zandril
14 novembre 2025 at 9h42
Je pense que la salarisation pourrait vraiment améliorer l’accès aux soins.
Zéphyr Chantevent
14 novembre 2025 at 9h42
La salarisation aide à mieux structurer les soins médicaux et à prévenir les surcoûts.