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Les systèmes de santé en Suisse à l’épreuve : que révèlent les témoignages patients de l’enquête PaRIS ?
De bonnes notes pour le système de santé suisse selon l’enquête PaRIS, mais des écarts persistent dans la relation soignant–soigné
Les systèmes de santé ne se jugent plus uniquement à l’aune des indicateurs biomédicaux. L’enquête PaRIS de l’OCDE s’intéresse aux résultats et expériences rapportés par les patients (PROMs et PREMs), une boussole précieuse pour comprendre ce que vivent réellement les usagers. En Suisse, les premiers enseignements dressent un constat nuancé : qualité des soins élevée, confiance forte dans les services de santé, mais besoin de renforcer la continuité et la coordination, notamment pour les personnes avec maladies chroniques.
Des témoignages patients illustrent ces contrastes. Marc, 56 ans, diabétique à Zurich, décrit des soins attentifs et personnalisés, avec un plan d’autogestion clair et des consultations de nutrition qui l’aident à stabiliser sa glycémie. À Fribourg, Nadia, 32 ans, postpartum, souligne l’écoute de la sage-femme et la réactivité de son médecin de famille, mais évoque des délais pour la physiothérapie périnéale. Dans les deux cas, la relation de confiance est jugée solide, tandis que l’accès aux ressources périphériques de rééducation fluctue selon la région.
PaRIS met en lumière des points forts suisses, comme l’explication du traitement et la perception globale de la sécurité. En revanche, la coordination interprofessionnelle et la navigation dans le système restent parfois laborieuses pour les patients multi-morbides. C’est ici que la dimension humaine des soins fait la différence. Un éclairage sur le rôle de l’écoute et de l’autonomie est utile à travers ce décryptage sur la santé à dimension humaine, qui rappelle qu’un système performant n’a de sens que s’il est vécu comme tel par celles et ceux qu’il accompagne.
Ce que mesurent concrètement les indicateurs PaRIS
Les indicateurs PaRIS couvrent des domaines comme l’accès aux soins, l’information partagée, l’implication du patient dans les décisions, la douleur, la mobilité, les activités quotidiennes et la satisfaction patient. L’intérêt n’est pas de classer pour classer, mais d’identifier les leviers d’amélioration concrets. Un patient bien informé, actif dans son parcours, tire plus de bénéfices du système : il adhère à son traitement, repère plus tôt les signaux d’alerte et sollicite les bonnes ressources au bon moment.
- ✅ Renforcement de l’éducation thérapeutique pour les maladies chroniques : un plus pour l’efficacité sanitaire 🧭
- 🕰️ Délais parfois longs pour certains services de santé de rééducation : disparités régionales à surveiller 🗺️
- 🤝 Partage de décision apprécié, mais documentation écrite inégale : gagner en clarté et en supports visuels 📄
- 📲 Outils numériques utiles pour le suivi, à condition d’être inclusifs et faciles d’usage 👵👨🦽
| Indicateur clé 🧪 | Position de la Suisse 🏔️ | Impact patient 💬 |
|---|---|---|
| Information claire sur le traitement | Au-dessus de la moyenne OCDE ✅ | Meilleure adhésion thérapeutique 📈 |
| Coordination des soins | Alignée à légèrement hétérogène ⚖️ | Risque de doublons d’examens 🧾 |
| Accès à la rééducation | Variable selon les cantons 🗺️ | Récupération fonctionnelle plus lente 🐢 |
| Participation aux décisions | Solide et valorisée 🤝 | Plus grande satisfaction patient 😊 |
Pour comprendre ces résultats à travers une mise en perspective internationale, un détour comparatif s’impose.
Cette vue globale ouvre sur les forces et faiblesses comparées des modèles européens qui inspirent parfois les réformes helvétiques.

Comparaison des systèmes de santé: la Suisse en perspective selon PaRIS et l’OCDE
Dans les classements en «clusters» de l’OCDE, la Suisse se situe aux côtés de pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas, Israël ou la Slovaquie, avec des systèmes de santé à forte densité de ressources, un réseau de médecins de premier recours et une large offre hospitalière. Mais l’enquête PaRIS rappelle une évidence : les moyens ne suffisent pas. L’organisation et la fluidité des services de santé pèsent tout autant sur la qualité des soins et l’accès aux soins.
Les dépenses de santé helvétiques figurent parmi les plus élevées. Les projections du KOF anticipent une facture proche de 110 milliards de francs d’ici 2027, un point éclairé dans ces analyses sur les prévisions du KOF et la progression des coûts de santé à l’horizon 2027. Comprendre le rapport entre investissement et résultats perçus par les patients est donc crucial. Les Pays-Bas performent souvent sur la coordination, l’Allemagne en accessibilité hospitalière, Israël sur le numérique et la prévention. La Suisse, elle, maintient un haut niveau de satisfaction, mais affronte la fragmentation entre acteurs.
Les témoignages patients recueillis par PaRIS soulignent que les soins primaires helvétiques assurent une porte d’entrée fiable. Toutefois, la circulation d’informations entre spécialistes, pharmacies, centres hospitaliers et soins à domicile reste perfectible. À l’inverse, certains voisins ont standardisé des dossiers partagés plus complets. Ce différentiel n’est pas anecdotique : les patients poly-pathologiques ont besoin d’un «fil rouge» unique.
- 🇨🇭 Points forts suisses : liberté de choix, densité de professionnels, satisfaction patient élevée 😊
- 🔗 Défi transversal : coordination et partage sécurisé des données, clé de l’efficacité sanitaire 🧩
- 💶 Enjeu économique : dépenses soutenues, expliquées en partie ici sur les dépenses de santé en Suisse et par pathologie dans ce panorama des coûts par maladies 💡
- 🧓 Transition démographique : pressions liées au vieillissement, détaillées sur l’évolution de la population âgée 🧭
| Pays/Cluster 🌍 | Organisation des soins 🏥 | Accès rapide ⏱️ | Coordination 📡 | Satisfaction 😊 |
|---|---|---|---|---|
| Suisse | Mix public-privé, forte liberté de choix | Élevé ✅ | Moyen ⚖️ | Élevée 🙂 |
| Pays-Bas | Soins intégrés fortement structurés | Bon ⬆️ | Très bon 🟢 | Élevée 🙂 |
| Allemagne | Offre hospitalière dense | Bon ⬆️ | Moyen ⚖️ | Élevée 🙂 |
| Israël | Numérique avancé, prévention | Bon ⬆️ | Bon 🟢 | Élevée 🙂 |
La comparaison ne vise pas à copier un modèle, mais à piocher des solutions organisationnelles qui facilitent la vie des patients. Un regard sur les stratégies numériques et l’«intelligence des soins» est d’ailleurs instructif, avec des pistes évoquées sur la médecine intelligente.
Ces repères invitent à examiner de plus près l’accessibilité réelle du parcours de soins au quotidien, au-delà des moyennes nationales.
Accès aux soins et continuité: ce que disent les témoignages patients sur le terrain suisse
La Suisse affiche de bons indicateurs d’accès aux soins, mais les récits individuels mettent au jour des fractures silencieuses. Giulia, 74 ans, vivant en Valais, cumule insuffisance cardiaque et arthrose. Son médecin de famille centralise bien les prescriptions, mais l’accès à la physiothérapie nécessite une navette hebdomadaire de 40 minutes. Le télémonitoring l’aide pour le poids et la saturation en oxygène, pourtant la coordination entre cardiologue, généraliste et soins à domicile reste manuelle : une feuille partagée et beaucoup d’appels.
Dario, 45 ans, travailleur saisonnier dans les Grisons, a vécu l’inverse : un accès rapide à un spécialiste pour une hernie discale, mais des difficultés à obtenir des informations en plusieurs langues sur les options non chirurgicales. Il aurait souhaité un plan de soins écrit, compréhensible et visuel. Ces témoignages convergent avec PaRIS : l’information est jugée globalement claire, la relation soignant–soigné est forte, mais les parcours complexes demandent des outils structurants.
Quand les patients sont équipés d’un «guide de route» (objectifs, rendez-vous, signes d’alerte, numéros utiles), la trajectoire s’éclaire. Les solutions numériques peuvent y contribuer à condition de rester inclusives. Des ressources sur la maîtrise des coûts et l’orientation des parcours montrent que la simplicité n’est pas un luxe, c’est un facteur d’efficacité sanitaire.
- 🧭 Un référent de soins clairement identifié = moins d’allers-retours et moins d’angoisse 😊
- 📒 Un plan écrit et partagé (papier + app) = meilleure continuité 🧩
- 🌐 Outils numériques accessibles (taille de caractères, traductions) = équité renforcée 🤲
- 🚗 Transport et proximité des services de santé = récupérer plus vite après un épisode aigu 🛟
| Défi d’accès 🚪 | Conséquence pour le patient 🧍 | Levier d’amélioration 🔧 |
|---|---|---|
| Distance/transport | Fatigue, rendez-vous manqués 😓 | Télérééducation, réseaux locaux 🚐 |
| Langue/information | Compréhension partielle 🗣️ | Documents multilingues, pictogrammes 🧩 |
| Coordination interpro | Doublons d’examens 🧪 | Dossier partagé, référent unique 📂 |
| Capacités numériques | Exclusion digitale 🚫 | Formations simplifiées, assistance 👩💻 |
La montée en puissance d’une médecine plus intelligente n’a de sens que si elle tient compte de ces réalités, surtout chez les personnes âgées ou polypathologiques.

Coûts, pénuries et politique de santé: ce que PaRIS révèle sur les priorités à rééquilibrer
Les témoignages de PaRIS ont une résonance économique et de politique de santé. Si le ressenti d’une qualité des soins élevée demeure, la pression financière gagne les ménages et les cantons. Les projections du KOF annoncent une facture proche de 110 milliards de francs d’ici 2027, détaillées dans les analyses sur les dépenses selon le KOF et la facture de santé à l’horizon 2027. Ce contexte se combine à des tensions d’approvisionnement : pénuries ponctuelles d’antibiotiques, ruptures de vaccins, produits hospitaliers sous pression, comme l’ont montré ces dernières années.
L’efficacité sanitaire ne se réduit pas à la baisse des coûts. Elle consiste à obtenir des résultats patients meilleurs et plus rapides avec des parcours plus fluides. Investir dans les soins de premier recours, la rééducation et la prévention ciblée des maladies les plus coûteuses (diabète, maladies cardio-vasculaires, douleurs chroniques) donne un rendement élevé. Un aperçu des dépenses par maladies en Suisse aide à orienter ces priorités. S’ajoute la réalité démographique : une population qui vieillit, avec davantage de fragilités et de besoins de coordination, comme le rappelle ce décryptage sur le vieillissement en Suisse.
Dans ce cadre, plusieurs options de politique de santé se dessinent : renforcer l’«infirmière de pratique avancée» dans le suivi des chroniques, déployer le dossier électronique du patient en version utilisable par tous, sécuriser les chaînes d’approvisionnement pour éviter les pénuries, et encourager des modèles de paiement axés sur la valeur (qualité, continuité, satisfaction patient) plutôt que le volume d’actes.
- 📊 Transparence des résultats PaRIS par canton = effet stimulant et apprentissage entre régions 🧩
- 🧑⚕️ Rôle élargi du premier recours = moins d’hospitalisations évitables 🏥
- 📦 Politique industrielle du médicament = réduire la vulnérabilité aux ruptures 🚚
- 💶 Contrôle des coûts ciblé et intelligent, avec pistes sur la maîtrise des dépenses 🎯
| Enjeu macro 🧭 | Effet sur les patients 🧍 | Réponse possible 🧰 |
|---|---|---|
| Coûts en hausse | Prime élevée, renoncement aux soins 😟 | Soins de valeur, prévention ciblée ✅ |
| Pénuries de médicaments | Substitutions, retards de traitement ⏳ | Stocks stratégiques, diversification 🌐 |
| Vieillissement | Parcours plus complexes 🧩 | Coordination renforcée, domicile d’abord 🏡 |
| Fragmentation | Expérience hétérogène ⚖️ | Dossier partagé, référent unique 📂 |
Ces leviers ne sont pas théoriques : ils améliorent concrètement la vie des patients et rendent chaque franc investi plus utile.
Pistes concrètes pour améliorer la satisfaction patient et l’efficacité sanitaire, du cabinet au domicile
Les enseignements de PaRIS appellent des réponses opérationnelles au plus près des besoins. L’axe le plus payant consiste à simplifier la vie des patients avec des outils de navigation, une communication claire et des parcours de soins articulés. L’objectif : une expérience patient plus fluide, des résultats de santé supérieurs et une meilleure utilisation des ressources.
Des actions simples, des effets tangibles
Un système performant sait aussi accompagner, pas seulement soigner. Les lecteurs peuvent s’inspirer de ces idées pour échanger avec leur équipe de soins et structurer leur quotidien de santé. Une approche ancrée dans la bienveillance et la prévention rejoint l’esprit de la santé à dimension humaine.
- 🧾 Préparer ses rendez-vous: 3 questions clés (diagnostic, options, signaux d’alerte) = décisions partagées plus éclairées 💡
- 📂 Tenir un «dossier patient» personnel (ordonnances, examens, allergies) = coordination facilitée 📎
- 📲 Utiliser un outil de rappel médicaments et RDV (papier ou app) = meilleure observance ⏰
- 🧠 Privilégier les approches corps-esprit (activité douce, sommeil, gestion du stress) = symptômes mieux contrôlés 🌿
- 🌱 Pour les douleurs chroniques, discuter avec son soignant des alternatives complémentaires basées sur des données, par exemple l’harpagophytum, en restant vigilant sur les interactions 💊
- ⚖️ Comprendre son équilibre global, y compris l’équilibre acido-basique, peut aider à adopter une hygiène de vie cohérente 🍏
Pour les professionnels, trois leviers sont particulièrement efficaces : un langage clair et visuel (pictogrammes, fiches synthèse), la co-construction d’objectifs de santé mesurables, et un canal de contact asynchrone pour les questions simples (messagerie sécurisée). Ces gestes réduisent les ré-hospitalisations et augmentent la satisfaction patient.
| Objectif 🎯 | Action pragmatique 🧩 | Impact attendu 🌟 |
|---|---|---|
| Décisions partagées | Fiche «3 questions» à ramener en consultation 📄 | Meilleure compréhension, moins de regret 😊 |
| Continuité des soins | Dossier patient personnel + liste médicaments 📂 | Moins d’erreurs et de doublons ✅ |
| Gestion des symptômes | Auto-suivi simple (poids, douleur, activité) 📊 | Ajustements plus rapides ⏱️ |
| Prévention ciblée | Plan annuel (vaccins, dépistages) 📆 | Moins d’événements évitables 🛡️ |
Enfin, au niveau macro, les cantons et assureurs peuvent capitaliser sur PaRIS pour financer ce qui fait la différence pour les patients : éducation thérapeutique, kinésithérapie de proximité, coordonnateurs de parcours et outils de traduction. Relier ces investissements aux résultats mesurés consolide une politique de santé axée sur la valeur.
Pour aller plus loin sur l’optimisation des parcours et la soutenabilité, un détour par ces synthèses sur les dépenses en Suisse et les pistes de contrôle des coûts offre des repères concrets. L’essentiel reste inchangé : quand les patients se sentent compris, informés et accompagnés, tout le système y gagne.
Qu’apporte l’enquête PaRIS par rapport aux statistiques habituelles ?
PaRIS mesure ce que vivent réellement les patients (expérience, qualité perçue, participation aux décisions, retentissement sur la vie quotidienne). Ces données complètent les indicateurs classiques pour guider des améliorations concrètes, comme la coordination des soins et la clarté de l’information.
Pourquoi la Suisse performe-t-elle bien sur la satisfaction patient ?
Le niveau de ressources, la densité de professionnels et la relation soignant–soigné expliquent une satisfaction élevée. Les marges de progrès portent surtout sur la fluidité des parcours et le partage des informations entre acteurs.
Les coûts en hausse menacent-ils l’accès aux soins ?
Le risque existe pour certains ménages. Miser sur les soins de premier recours, la prévention des maladies coûteuses et la coordination permet d’améliorer l’efficacité sanitaire sans pénaliser l’accès.
Comment un patient peut-il mieux naviguer dans le système ?
Arriver en consultation avec une liste de médicaments, des questions prioritaires et un dossier personnel aide. Demander un plan de suivi écrit et, si possible, un référent de parcours, renforce la continuité.
Le numérique va-t-il vraiment aider les plus âgés ?
Oui, s’il est conçu pour l’accessibilité (grandes polices, tutoriels, assistance) et s’il complète, sans remplacer, l’accompagnement humain. Les gains sont nets pour la continuité et la sécurité.
Sophie explore le lien fascinant entre alimentation, hormones et équilibre mental. Elle aime fouiller les dernières études, interroger des experts, et traduire la science en gestes simples du quotidien. Son credo : comprendre avant d’appliquer.
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Liam Falco
25 novembre 2025 at 15h37
Article informatif mais peut être trop optimiste sur la coordination.
Elara Thornbright
25 novembre 2025 at 15h37
Article intéressant, met bien en lumière les défis du système de santé suisse.
Lyra Moonshade
25 novembre 2025 at 15h37
Article très instructif, met en lumière les défis suisses des soins de santé.