Don d’organes en Suisse : un taux stable, reflet d’un engagement durable
En 2025, la Suisse a enregistré un nombre stable de dons d’organes, avec 185 personnes ayant fait don de leurs organes après leur décès. Ce chiffre, quasi identique à celui de 2024, témoigne d’une constance dans l’effort collectif visant à favoriser la solidarité et sauver des vies à travers les greffes. Cette stabilité souligne à la fois les avancées et les limites actuelles du système de transplantation suisse, qui continue cependant de jouer un rôle capital au sein de la santé publique.
L’organisation et la dynamique des dons d’organes en Suisse
Le système suisse de don d’organes repose sur une coordination rigoureuse entre hôpitaux, équipes médicales et Swisstransplant, l’organisation nationale chargée de gérer les transplantations. En 2025, 96 personnes ont également choisi de faire un don de leur vivant, notamment pour des greffes de rein, augmentant ainsi les possibilités de transplantation dans le pays. Au total, 643 personnes ont bénéficié d’une opération vitale, souvent synonyme d’une seconde chance.
Cependant, la demande reste élevée. Au 31 décembre 2025, 1325 patients étaient inscrits sur la liste d’attente, un nombre à peine inférieur à celui de l’année précédente, où ils étaient 1331. Ce constat illustre la nécessité d’un engagement toujours renouvelé pour améliorer le nombre de dons et, par conséquent, le taux de survie des malades.
Les enjeux et pistes pour augmenter les dons en Suisse
Bien que la Suisse fasse partie des pays les plus actifs au sein de l’European Organ Exchange Organization (EOEO), la croissance du nombre de dons reste modérée. The incorporation de la notion de consentement présumé à l’échelle nationale est aujourd’hui au centre des débats, même si son application soulève des questions éthiques importantes. Parallèlement, la promotion des directives anticipées se présente comme une voie pragmatique, offrant à chacun la possibilité de s’exprimer clairement sur son souhait de donner ou non ses organes.
La sensibilisation demeure un levier essentiel pour renforcer la solidarité citoyenne :
- 🎗️ Campagnes d’information régulières pour démystifier le don d’organes et lever les tabous
- 🩺 Formation continue des professionnels de santé pour une meilleure communication avec les familles
- 🤝 Soutien psychologique renforcé pour les proches des donneurs
- 📱 Facilitation des démarches administratives et inscription facilitée sur les registres des donneurs
- 🌍 Coopération internationale pour optimiser les échanges d’organes grâce aux plateformes européennes
Statistiques clés des dons et transplantations en Suisse
| 🏥 Indicateur | 📅 2024 | 📅 2025 | 📈 Evolution |
|---|---|---|---|
| Nombre de donneurs décédés | 187 | 185 | ↘ 1% |
| Dons de donneurs vivants | 90 | 96 | ↗ 7% |
| Bénéficiaires de greffes | 635 | 643 | ↗ 1,3% |
| Patients sur liste d’attente | 1331 | 1325 | ↘ 0,5% |
| Décès en attente de don | 75 | 67 | ↘ 10,6% |
Impacts des transplantations sur la qualité de vie des patients
Les greffes d’organes représentent une avancée majeure dans le traitement de nombreuses pathologies graves, redonnant souvent un équilibre complet à des patients longtemps fragilisés. Les témoignages de bénéficiaires montrent une amélioration notable de la vitalité, ainsi qu’une diminution des contraintes liées aux traitements lourds comme la dialyse pour les insuffisants rénaux.
Au-delà de l’aspect médical, ces interventions renforcent aussi un sentiment d’espoir et de solidarité collective. Chaque don traduit un acte de générosité qui va bien au-delà du geste initial : il symbolise un respect profond du corps et sa capacité à prolonger des existences et des projets.
Conseils pratiques pour s’engager dans la démarche de don d’organes
Penser à enregistrer son consentement est une étape fondamentale pour accroître le nombre de dons en Suisse. Voici des recommandations pour agir de façon éclairée :
- 📄 Rédiger ou mettre à jour ses directives anticipées, pour exprimer clairement sa volonté.
- 🗣️ En discuter en famille afin que ses proches soient informés des choix personnels.
- 💻 S’inscrire sur les registres nationaux de donneurs via les plateformes dédiées.
- 📚 S’informer sur le processus de don et transplantation pour lever les appréhensions.
- 🤲 Participer à la sensibilisation lors d’événements ou via les réseaux sociaux.
Adopter une posture responsable et informée consolide la chaîne de solidarité à l’œuvre dans la société suisse.
Comment fonctionne le consentement au don d’organes en Suisse ?
En Suisse, le système repose actuellement sur le consentement explicite. Chacun doit exprimer son accord de son vivant, soit par écrit, soit via les directives anticipées. Le débat autour du consentement présumé, qui limiterait le refus tacite, est toujours en discussion.
Quels sont les organes les plus souvent transplantés ?
Les reins restent les organes les plus fréquemment greffés, suivis du foie, du cœur, des poumons et du pancréas. Le don vivant concerne principalement le rein et le foie.
Comment sensibiliser son entourage au don d’organes ?
Informer avec bienveillance, partager des informations claires et factuelles, et encourager le dialogue familial sont des méthodes efficaces. Participer à des campagnes publiques ou à des événements solidaires peut aussi favoriser l’engagement.
Quels sont les principaux défis pour augmenter les dons en Suisse ?
Les freins résident souvent dans la méconnaissance, les réticences culturelles et les questions éthiques liées au consentement. Améliorer la formation des professionnels de santé et encourager les discussions familiales aide à surmonter ces obstacles.
Passionnée de santé naturelle, Camille vulgarise avec clarté les grands principes du bien-être global. Elle aime aider ses lecteurs à comprendre leur corps et à adopter des routines saines sans se compliquer la vie. Son approche douce et bienveillante fait d’elle la “voix apaisante” du site.

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